François de Sales (1567-1622)
Évêque de Genève
(Fête le 29 janvier)

 

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François naît en 1567 au château de Sales (d’où sa famille tire son nom), en Savoie, de parents nobles et vertueux. Par son innocence et sa gravité, il donne dès ses plus tendres années des indices de sa sainteté future. Adolescent, il est instruit dans les sciences libérales ; peu après, il se rend à Paris où il étudie la philosophie et la théologie, et, pour parfaire la culture de son esprit, il obtient à l’Université de Padoue, avec les plus grands éloges, les doctorats en droit canonique et en droit civil.
François renouvelle dans le sanctuaire de Lorette le vœu de perpétuelle virginité qu’il avait déjà prononcé à Paris ; il ne se détournera jamais de la résolution qu’il avait prise de rester vertueux et de fuir les artifices du démon.
Après la mort de Mgr de Granier, qui avait eu soin de se le faire donner pour co-adjuteur, François est consacré en 1602 évêque de Genève. Il répand autour de lui les rayons de sa sainteté, par son zèle pour la discipline ecclésiastique, son amour de la paix, sa miséricorde envers les pauvres, devenant un exemple en toutes sortes de vertus. Il institue un nouvel ordre de religieuses, sous le nom de la Visitation de la bienheureuse Vierge Marie, et sous la règle de saint Augustin, à laquelle il ajoute des préceptes admirables de sagesse, de discrétion et de douceur.
François de Sales a aussi illustré l’Église par des écrits remplis d’une doctrine céleste, dans lesquels il indique un chemin sûr et aisé pour arriver à la perfection chrétienne. Il incarne ainsi, au milieu de son siècle, une vivante image du Christ, ouvrant ses bras et convoquant les pécheurs à la pénitence, les errants à la vérité, les justes au progrès vers Dieu, tous à la confiance et à l’amour. Dieu le donne à son Église pour la consoler des blasphèmes de l’hérésie qui prêchait que la foi romaine était stérile pour la charité ; il place ce ministre évangélique en face des âpres secta­teurs de l’hérésie de Calvin ; l’ardeur de la charité de François de Sales ébranle ces cœurs obstinés. Si vous avez des hérétiques à convaincre, disait le savant cardinal du Perron, vous pouvez me les envoyer ; si vous en avez à convertir, adressez-les à François de Sales, car il n’est plus seulement l’évêque de Genève, mais l’objet de l’amour et de la confiance de l’univers entier.
Alors qu’il retourne de France à Annecy, après avoir célébré la messe à Lyon, le jour de la fête de saint Jean l’Évangéliste, il tombe gravement malade, et, le lendemain, 28 décembre 1622, part pour le ciel. Son corps, transporté à Annecy, est enseveli honorablement dans l’église de l’Ordre qu’il a fondé. Son tombeau commence aussitôt à être illustré par des miracles, dont le souverain Pontife Alexandre VII constatera l’authenticité ; il placera donc François au nombre des Saints en assignant pour sa fête le vingt-neuvième jour de janvier ; le pape Pie IX, après avoir pris l’avis de la Congrégation des Rites sacrés, le déclarera docteur de l’Église universelle.

L’essentiel de Saint François de Sales :

Sa description de l’itinéraire vers Dieu part de la reconnaissance de l’« inclination naturelle » à aimer Dieu par dessus toute chose, inscrite dans le cœur de l’homme bien qu’il soit pécheur. Selon le modèle de la Sainte Écriture, saint François de Sales parle de l’union entre Dieu et l’homme en développant toute une série d’images de relation interpersonnelle. Son Dieu est père et seigneur, il est le soleil dont même la nuit est une mystérieuse révélation. Un tel Dieu attire l’homme à lui avec les liens de l’amour, c’est-à-dire de la vraie liberté : « Car l’amour n’a point de forçats ni d’esclaves, [mais] réduit toutes choses à son obéissance avec une force si délicieuse que, comme rien n’est si fort que l’amour, aussi rien n’est si aimable que sa force ».
Nous trouvons dans le traité du saint une méditation profonde sur la volonté humaine et la description de son flux, son passage, sa mort, pour vivre dans l’abandon total, non seulement à la volonté de Dieu, mais à ce qui Lui plaît, à son « bon plaisir ». Au sommet de l’union avec Dieu, outre les ravissements de l’extase contemplative, se place ce reflux de charité concrète, qui se fait attentive à tous les besoins des autres et qu’il appelle « l’extase de l’œuvre et de la vie ». La caractéristique du saint évêque de Genève fut la douceur et l’humilité du cœur, vertus au moyen desquelles il convertit environ soixante-dix mille hérétiques à la foi catholique, et guida une foule d’âmes vers les sommets les plus élevés de la perfection. Son Introduction à la vie dévote et ses autres écrits lui valurent d’être proclamé docteur de l’Église. Ce n’est pas par hasard qu’à l’origine de nombreux parcours de la pédagogie et de la spiritualité de notre époque nous retrouvons la trace de ce maître, sans lequel n’auraient pas existé saint Jean Bosco ni l’héroïque « petite voie » de sainte Thérèse de Lisieux.

 Pensée spirituelle de Saint François de Sales :
« L’homme est la perfection de l’univers ; l’esprit est la perfection de l’homme ; l’amour, celle de l’esprit ; et la charité, celle de l’amour »

 Courte prière de Saint François de Sales :
« Donne-nous, ô Dieu souverain, si grand et si proche, un cœur vivant, des yeux nouveaux, pour te découvrir et pour t’accueillir quand tu viens à nous. Ainsi soit-il. »

Gaëtan de Salvatore-R