Choisir le carême !

 

            Cette année, il commence bien tard sur le calendrier car on a plus l’habitude qu’il débute la première quinzaine de  février, alors qu’on vient à peine de ranger notre crèche… Mais en 2019, il nous a fallu attendre le 6 mars. C’est bien parce que la date de Pâques est mobile que celle du début du carême la suit rigoureusement. C’est donc la victoire finale qui gouverne le temps du carême et de là, l’énergie pour entrer pleinement dans le combat.

Car le carême est celui du combat spirituel où chacun doit s’engager. Il faut bien le reconnaître, on n’aime pas se battre et parfois on ne préfère pas se battre avec soi-même. Et pourtant, il s’agit bien de cela, pour identifier nos complicités avec le mal. Il ne s’agit donc pas tant de voir une date arriver sur notre calendrier, que de véritablement choisir de vivre le carême, qui est important pour vivre une vraie conversion. C’est pour cela que le carême nous renvoie nécessairement à l’image du désert… Car le carême doit nous mener dans nos zones d’inconfort. Le désert est en effet tout l’inverse d’un jardin paradisiaque, de la terre promise où coulent le lait et le miel. Dès lors, posons-nous vraiment la question : en cette année 2019 irai-je vraiment dans mon désert ? Car c’est au prix de cette traversée personnelle et profonde qu’il y aura assez d’espace en nous pour que le ressuscité nous y rejoigne.

Si le calendrier a tardé à nous faire rentrer dans le temps du carême, l’actualité et les médias avaient pris de l’avance, nous rappelant, que le péché, s’il est commis par une personne, atteint le corps tout entier et chacun de ses membres… cela doit nous engager plus encore sur le chemin du combat personnel et sur la valeur de ce que chacun pourra offrir comme fruit de sainteté et de progrès personnel qui rejaillira sur l’ensemble.

En ce mois de mars, il nous faut donc choisir de vivre le carême pour que ce travail de renouveau permette à la lumière de Pâques de transfigurer la nuit du péché. Cela est valable pour chacun de nous et pour l’église entière. Car, quand on passe par le désert, ce n’est jamais pour y rester mais bien pour le traverser.

Si le Christ a choisi la communauté apostolique  pour porter sa bonne nouvelle, c’est bien qu’il savait les limites de chacun de ceux qu’il avait appelés. Aucun, sans la communion avec les autres, ne pouvait y arriver. Ainsi, malgré tous les déserts que l’Église traverse depuis 2000 ans et nous à sa suite, l’Église catholique est l’unique voie de salut que Dieu nous a fait connaître.

Puisse ce carême renforcer nos liens de communion, qui nous permettront de vivre les conversions que le Seigneur attend de nous. C’est dans la force de la communion des Saints que nous pourrons traverser nos déserts.

Merci aux équipes d’animation pastorale (EAP) et aux mouvements qui répondent dans ces pages à l’invitation du carême par des propositions variées… n’hésitez pas à y répondre !

Merci à ceux qui participent à notre travail de discernement  sur la vision pastorale pour les années à venir. Si vous n’y avez pas répondu encore, le 17 mars sera l’occasion de monter dans le train… et peut-être de participer au WE du 23 et 24 mars à Toulon, avec vos prêtres.

Bon et Saint carême à chacun,

P Sébastien DUBOIS, votre curé.