Chers amis,

Quand vous lirez ces lignes, je serai en Terre Sainte, lieu magique s’il en est, et ô combien symbolique pour nous chrétiens.

J’aurai la chance de célébrer la messe des Rameaux dans la basilique du Saint Sépulcre récemment rénovée, qui vit les derniers instants du Christ dans sa Passion, sa mort et sa Résurrection.

Avec le 5e dimanche du carême l’église nous fais communier plus encore, aux souffrances du Christ des temps, de la Passion.

Nous entrons dans cette période particulière de l’année liturgique entre mort et résurrection, nuit et lumière, pénitence et joie. Après la Cène du jeudi Saint, s’ouvrira la période la plus importante de l’année, le centre de gravité de notre année liturgique, le Triduum pascal, les trois jours saints du jeudi soir au dimanche de Pâques.

Le mot « triduum » vient du latin « très », trois et « dies », jours. Nous sommes invités à méditer sur la Passion de Notre Seigneur, et à nous associer à elle dans la prière, le jeûne et le partage. Ce point d’orgue de notre année nous rappelle le passage des hébreux dans la mer Rouge, et comme eux, nous essayons de quitter nos terres de servitudes pour aller vers la lumière de la liberté dans la vérité avec le Christ ressuscité.

Nous serons aidés par la liturgie de l’Église en nous dépouillant après la célébration de la Saint Cène, et ensuite, après un plongeon dans la mort du vendredi Saint et un silence le samedi, une remontée vers la lumière du feu nouveau et du cierge pascal.

Ainsi nous pourrons reprendre ce cantique des premiers chrétiens que nous avons entendu le 4e dimanche de Carême :

« Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. »

 

Abbé Damien de Beaumont +

Vicaire